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http://mtcn.free.fr/lyrics/que-ne-suis-je-fougere.php?lng=fr
Et pour celles et ceux qui veulent la partition, elle peut être imprimée, via ledit site.
Les Tendres Souhaits (ou Les Souhaits, ou « Que ne suis-je la fougère... »)
Poème Charles-Henri Ribouté, musique Antoine Albanese ? Giovanni Battista Pergolesi ?
L’origine du timbre de cette romance sentimentale, qui apparaît dès le XIIIe siècle dans toute l’Occitanie, est incertaine. L’opus 26 Introduction et variations de Ferdinando Carulli (1770-1841), daté de 1801 (ou 1811 ?), serait extrait de l’œuvre de Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736), dont la mélodie figure dans La Clé du caveau sous le n° 490. Antoine Albanese (1729/1731-1800), s’il en est l’auteur, aurait pu composer la mélodie vers 1770. On trouve parfois la mention de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), qui était également musicien et compositeur.
Né en 1729 (ou 1731) à Albano, ville d’Italie dont il porte le nom, Égide Joseph Ignace Antoine Albanèse devient l’élève d’une école de musique à Naples, puis il se fixe à Paris. Chanteur castrat soprano à la chapelle du roi et aux concerts spirituels qui ont été donnés aux Tuileries (de 1752 à 1762) sous le règne de Louis XV, il fut un compositeur d’airs et de romances à la mode. Attaché à la musique du roi pendant une trentaine d’années, il obtint en 1774 une « survivance » assortie d’une pension de 2 000 livres. Il a donné un dernier concert aux Tuileries en 1788. Albanèse meurt en 1800.
Ce timbre a été décliné en de nombreuses versions, anciennes :
- vaudevilles, parodies, brunettes (BNF, Vm7 499, ms. fr, fin XVIIIe siècle) ;
- Chansons choisies avec les airs notés, 1782 ;
- Charles Doisy, Six pots-pourris, 1805, airs arrangés et variés pour guitare ;
- nombreux cantiques : O soñjal en hon pec’hejoù (Bretagne), Au sang qu’un Dieu va répandre (Limoux) ;
- chansons enfantines (Quand l’hiver, etc.) ou traditionnelles (À vos chants j’unirai ma voix, etc.) ;
- etc.
et modernes : c’est l’air du générique de fin de l’émission TV Bonne nuit, les petits que joue le marchand de sable quand il s’en va après avoir répandu son sable.
| 1er couplet |
| Que ne suis-je la fougère Où, sur la fin d'un beau jour, Se repose ma bergère Sous la garde de l'amour ? Que ne suis-je le zéphyre (1) Qui raffraîchit ses appas (2), L'air que sa bouche respire, La fleur qui naît sous ses pas ? |
2e couplet |
| Que ne suis-je l'onde pure Qui la reçoit dans son sein ? Que ne suis-je la parure Qui la couvre après le bain ? Que ne suis-je cette glace, Où son minois (3) répété Offre à nos yeux une grâce Qui sourit à la beauté ? |
3e couplet |
| Que ne puis-je, par un songe, Tenir son cœur enchanté ? Que ne puis-je du mensonge Passer à la vérité ? Les dieux qui m'ont donné l'être (4) M'ont fait trop ambitieux, Car enfin je voudrais être Tout ce qui plaît à ses yeux ! |
(1) Ou zéphyr, du grec zephuros, vent doux et agréable qui souffle de l'occident.
(2) Pluriel de appât, désignant les charmes physiques d'une femme.
(3) On rencontre parfois miroir, pour image ?
(4) On rencontre parfois « qui m'ont donné d'être ».