Eklablog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Loisirs créatifs : broderie, patchwork, encadrement, scrapbooking. Et selon mon inspiration : Corse, Mayenne, la Bretagne, animaux, Alsace, le cinéma, la musique, etc...

Publicité

Les coiffes bretonnes

La coiffe bretonne n'est pas traditionnelle. Elle apparaît en effet seulement au 19ème siècle et ne survivra jusqu'à la moitié du 20ème que dans les campagnes. De plus, dans chaque pays breton, la coiffe n'a cessé de se modifier et les robes, costumes, tissus ou motifs de changer; même les territoires des différentes modes ont évolué pendant un siècle. Les régions de Basse-Bretagne sont plus riches en variétés de costumes que celles de Bretagne Orientale où les zones couvertes par chaque mode sont plus étendues. Il y avait bien sûr à l'intérieur de chaque pays, des coiffes d'usages différents : coiffes de paysannes ou d'artisanes, pour les mariages, les deuils ou les pardons, pour l'usine, etc... R.Y. Creston dans un ouvrage de référence parle de 1200 types de coiffes regroupés en 66 modes principales. Et ce sont dans les régions où les coiffes ont toujours évolué qu'elles ont été portées le plus tardivement.

Article trouvé sur le site : http://www.micarmor.com/coiffures(10).html?wpid=12575

 

Les noms donnés aux coiffes et costumes sont souvent des surnoms donnés par moquerie par les voisins, puis adoptés et même revendiqués et qui sont parfois devenus ensuite le nom du pays qui les portait. En voici quelques-uns que vous trouverez souvent plus loin dans les galeries de photos Dans l'est du Goëlo : le bonnet ruché

Pour le Trégor : la toukenn (de touque : dame-Jeanne), la katiolle ou la cornette (la cornette est portée dans plusieurs régions, de même que le capot),

Pour le Léon : la Poch Plad ( poche plate ) ou queue de homard ou queue de langouste dans l'est, une coiffe portée vers Morlaix est la sparl, sparlen surnommée Numéro huit et tintaman; et celle de Landerneau s'appelle la Marmotte. Celle du pays Pagan est dite kernapa. Vers Plouescat et St Pol, on porte la chikolodenn.Le pays de Landivisiau porte la mode julod, par exemple le justinoc'h veste des hommes.

Sur l'île de Batz : la chibilinenn et pour l'été le togheol ( sur l'île de Sein, la coiffe est dite chipilienne )

A Brest on trouve la genoss (je n'ose ?), la marmotte ou hors les murs

Dans le Bas-Léon (Saint Renan) on parle de penn paket, choukenn et krakik. Dans la région de Carhaix, les femmes portent la mode penn calvez ou corleden, les hommes la mode fisel. La coiffe très simple est la koef plad ( coiffe plate ).

Vers Gouarec, le type de coiffure ( chignon bas dans une résille) est appelée coiffure fanch.

Dans la région de Chateauneuf du Faou, la coiffe à brides aérienne est nommée : Dardoupezenn

A Quimper, les femmes sont appelées borledenn du nom de leur coiffe en fil brodé borleden ( bord large), mais elles ont ensuite porté la coiffe pichou, pitchourell ( aussi nommée bijou vers Plomelin ), coiffe à huppe, à capuchon. Leur costume est brodé de fil de soie aux couleurs glazik, composé d'un gilet et d'un chupen.

Au Faou, elle est nommée Kernevodez, en tulle blanc à trous carrés.

Dans la région de Lorient : le capot noir ou gris (blanc à petits points noirs ) et l'aéroplane.

La Locht-Raïenn queue de raie, nom donné à la coiffe de la région de Baud, puis aux femmes qui la portent. Dans cette région elles portent aussi la kornek, coiffe de cérémonie dont les cotés tombent commes des ailes et se compose d'un fond de tulle et des broderies en Point d'Irlande.

La région de Pontivy est appelé la région des moutons blancs à cause de la couleur du costume masculin en laine. Les hommes portent un bragou berr et des guêtres de lin. La coiffe est surnommée skouarn pémoch, oreille de cochon !

Dans le pays Pourlet ( autour de Guéméné sur Scorff ), la kariguel ( brouette), le costume masculin est le mille boutons.

Le pays bigouden tient son nom du mot qui désignait la pointe surmontant les anciennes coiffes. Réalisées sur un support en mousseline ou en tulle à leur début, les coiffes sont désormais en organdi. La mitre a nécessité la mise au point d'une technique d'amidonnage et de repassage. Les gilets sont brodés avec les motifs de chaines de vie, soleil, plumes de paon, cornes de béliers, arêtes de poisson. Les femmes portent des broches et des épingles de pardon. Celle de Pouldreuzic est surnommée pikè ( qu'elle est pointue!) Au sein du pays bigouden, la région de Kérity Penmarc'h porte la coiffe poch flask ( poche molle) encore appelée poch dour ( poche d'eau ), c'est une coiffe d'artisane faite en filet.

A Douarnenez, la coiffe puis le pays s'appelle penn sardin. (elle est aussi portée sur la presqu'île de Crozon), c'est un simple bonnet de tulle, recouvrant trois bonnets de coton noir. A Concarneau les femmmes portent un grand châle et la coiffe pen sardin.

Vers le Cap Sizun, la coiffe est nommée la kapenn (du Cap, capenn )

Toute la région de Fouesnant, Rosporden, Pont-Aven porte la Giz Foën ( giz fouen : Guise ou mode de Fouesnant). Si le pays de cette guise , le pays de l'Aven est vaste, il existe de nombreuses variantes de cette coiffe à rubans et aussi des collerettes. Le costume féminin est brodé de perles colorées.Les hommes portent le chupenn et le bragou bras.

Le pays de Châteaulin est appelé pays Rouzig du fait de la couleur rousse de la laine du costume, comme le pays de Quimper est appelée glazig du fait de la couleur bleue du tissu du costume masculin. Dans la région de Quimperlé, la couleur noir du costume d'homme donne son nom au pays Bro Duig, et le pays melenig ( les petits jaunes) est le coin d'Elliant où les broderies des costumes d'homme sont jaunes.

Article trouvé sur le site : http://site.voila.fr/bretonnes/page1_coiffe.htm

 


Paimpolaises en coiffe pour l'élection de la reine de Paimpol en 1927
Le costume de fête des petites filles était agrémenté d'une coiffe et d'une collerette de dentelle finement crochetée et brodée à la main
Les femmes portaient la coiffe à Paimpol, en forme de cornette majestueusement ailée ou repliée vers l'arrière ou celle du Trégor, plus simple, à deux pans retombant en pointe
Les costumes du Pays du Goélo ont inspiré de nombreux photographes et ont fait l'objet denombreuses publications
Théodore Botrel faisait illustrer ses chansons, poèmes et romans par Emile Hamonic, peintre et photographe, éditeur d'ouvrages sur Paimpol et toute la Bretagne

HISTOIRE DES COIFFES
Cayons, barbichets ou penn'sardin, des coiffes aux mille noms dressaient sur la tête de nos ancêtres, de fragiles édifices de tissus légers et raffinés : tulle, mousseline et dentelle étaient à l'honneur
Les coiffes multiples, qui ont pratiquement disparu aujourd'hui, ont très largement évolué et fournissent quantités d'informations sur nos ancêtres.
C'est au XIXème siècle que se développe l'intérêt pour le costume ancien et pour sa collecte
Nous sommes entrés dans l'ethno-histoire des coiffes. Une histoire conséquente puisqu' aujourd'hui 3000 variétés différentes au moins sont recensées
Depuis le XIVème siècle, les coiffes paysannes se présentent comme un morceau de linge soit noué sur le devant, soit pendant sur les épaules
Les hautes coiffes normandes pourraient dériver du hennin médiéval
Mais il y aurait plutôt similitude de formes, car trop de siècles les séparent les uns des autres
En revanche au XIVème siècle, la similarité du chapeau que porte la " Rustique de Bresse" avec le traditionnel brelot bressan, laisse perplexe.
De même, la coiffe appelée " frontière" en Savoie, avec sa corne qui avance sur le front, n'est pas sans rappeler la coiffe de Catherine de Médicis
Les innombrables coiffes sont, en fait, le résultat de l'invention des femmes elles-mêmes , se surpassant dans les travaux de montage, assemblage et ornementation
Jusqu'au XVIIIème sècle, les femmes des classes supérieures ont porté des coiffes qui évoluaient avec la mode, en fins tissus, ornées de flots de dentelles et de rubans
C'est après la Révolution, avec la fin des lois somptuaires, que les coiffes vont s'épanouir et se diversifier dans le monde rural, alors qu'elles disparaissent de la garde-robe des femmes élégantes.Une plus grande richesse des campagnes, l'affirmation d'une identité des bourgs et des villages vont permettre la multiplication des coiffes et des bonnets ornés
Les coiffes se sont portées jusqu'au début du XXème siècle, puis se sont trouvées en concurrence avec la mode des villes qui laissait les cheveux libres ou proposait le port du chapeau
Elles disparaissent plus ou moins rapidement selon les régions. Dans le Centre, elles sont encore très présentes en 1900, mais en 1920, elles ne sont plus portées que par les vieilles femmes
Au moment de la Seconde Guerre Mondiale, en Bretagne, toutes les Lorientaises portent encore leur petite coiffe plate.
La coiffe est l'élément le plus individualisé du costume, variant de village en villageet parfois même de hameau en hameau.
Aujourd'hui les quelques "pains de sucre " bigoudens encore portés font le bonheur des médias.
Les dernières coiffes portées, l'ont été par des femmes de milieux modestes
Les lingères et repasseuses de fin, les dentellières et brodeuses ont disparu
Seuls quelques groupes folkloriques s'attachent à la préservation de ce savoir-faire
En même temps qu'elle est création individuelle, la coiffe est un signe d'appartenance
Elle donne l'origine géographique, le milIeu social.
Elle témoigne aussi du genre de vie : maîtresse de ferme, servante, artisane ou femme de pêcheur


COIFFES REGIONALES
ne manquez pas de visiter le site des coiffes bretonnes
cliquer sur coiffes bretonnes

BREHAT
le costume typique avec le grand châle et la coiffure nommée " capot bréhatin" pouvait être blanc ou noir, longtemps porté, il a complètement disparu

Coiffe d'Aven

Coiffe du Pays Glazik

Bigoudens

Chapeau breton


Coiffe de tous les jours

et coiffe des jours de fête
Guingamp

LA FABRICATION DES COIFFES


La coiffe est l' élément le plus individualisé du costume régional d'autrefois, différente de village à village, de hameau en hameau
Leur fabrication pouvait varier considérablement d'un modèle à l'autre
On a répertorié 3000 coiffes différentes en France

L' essor des classes aisées se diversifient beaucoup jusqu'à la fin du 18ème siècle, celles des classes les plus défavorisées changent peu
Au 19ème siècle, les coiffes disparaissent dans les huates classes, remplacées par le chapeau et par l'intérêt porté à la coifure
Par contre elles se mulitplient et se différencient tout le costume chez les paysannes et les artisanes
La coiffe sera l'élément du costume régional qui subsistera le plus longtemps, même que quand les autres vêtements sont déjà abandonnés
Même si la robe de mariage devient urbaine, la coiffe reste régionale

 

 

 

 

Selon les régions, la fabrication des coiffes relève d'une confection domestique ou artisanale

Leur grande diversité s'accompagne d'une morphologie qui peut varier considérablement

Mais on peut noter les constantes suivantes :

La pièce la plus développée est souvent le fond
Au fond est rattachée la passe qui couvre le dessus de la tête
Un bavolet descendant vers le cou peut allonger la coiffe sur l'arrière
Les barbes ou brides se noent souvent sous le menton
Le devant de la passe est orné de volants, de ruchés ou de dentelles

 

 

 

 

Les formes vont des simples bonnets, comme la "broyaude" , à des coiffes plus élaborées comme la "frontière", héritée de Catherine de Médicis, qui avance en triangle sur le front
Cette coiffe est celel de la vallée de la Tarentaise au coeur des Alpes
Le "capuelt" des Pyrénées se présente comme une simple pièce de drap pouvant être repliée pour faciliter le portage sur la tête
Une autre coiffe complexe est celle de Saint Briac en Ille et Villaine , le "petit coq", qui rappelle pâr sa forme la crête d ' un coq et dont la toile présente un très fin plissé à l'ongle
Le simple mouchoir noué, " en cravatte " ou " en marmotte" en Limousin marquait les jours de labeur
Selon les régions les différences des coiffes des jours de fête et du quotidien sont plus ou moins marquées

 

 

 

 

 

 

La Kichenote est une coiffe de travail en région Champagne pour les vendanges par exemple

A Oléron elle est de fabrication domestique, réalisée par les femmes qui utilisaient un patron qu'elles se passaient de génération en génération et ce façonnage repésentait une demi journée de travail

 

 

 

 


LES COIFFES ET LES COSTUMES DE DEUIL

 

 

 

 

 

Les couleurs du deuil sont affaire de convention

Sous l' Ancien Régime, le Roi ne porte pas le deuil en nor, mais en rouge ou en violet
La Reine le porte en blanc lors d' un veuvage
C'est Anne de Bretagne qui substitue le noir au blanc dans le deuil de son premier mari Charles VIII
Dès lors le noir devient petit à petit la couleur du deuil pour toute la population
Chez les paysans, faute de richesse, pour changer de garde-robe, c'est souvent la façon de porter la coiffe qui indique le veuvage

En Loire Atalantique, le paludier de Guérande porte un chapeau à pic dont l'orientation a le même usage : pic vers l'avant pour le veuf

Le "deuil chic "au XIXème siècle
Dans l'aristocratie et la bourgeoisie, le deuil se lit très tôt à travers les couleurs des vêtements
Il se divise en grand deuil, petit deuil ou demi deuil
Pour les père, mère, grand-père, grand-mère, mari et femme : c'est le grand deuil, divisé lui-même en trois périodes variables selon le défunt, puis le demi deuil
Pou un oncle, un cousin : c'est le demi deuil

En 1899, la baronne Satff rappelle que le deuil des veuves le plus long comporte deux ans de grand deuil divisé en trois périodes
- 1ère année, très austère avec robe de laine unie, chapeau à voile tombant, châle en pointe, bas noirs, gants de suède , pas de diamants
- six mois de voiles et de lainages plus légers avec gants de soie et bijoux de jais possibles
- six autres mois avec port de dentelles autorisé mais noires et des étoffes noires et blanches ou grises
Dans l'année qui suit, les couleurs changent vers le violet, prune ou lilas

L'homme portera le deuil de sa femme pendant six mois

De décès en décès, on finissait par ne plus quitter le noir!!!!

Rappelons que les Romains portaient le deuil en blanc, les Turcs en bleu ou en violet, et les Japonnais le blanc car le noir est la couleur de la joie

Quant aux Bretonnes de Pont l' Abbé, elles portaient une petite coiffe de deuil de couleur ocre
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Beaucoup de renseignements. Très intéressant! <br /> Cependant je me demande pourquoi dans le pays poher, du côté de scrignac on a porté la même coiffe de cérémonie qu'en pays pagan (la kornek ,de début XX jusqu'à la deuxième guerre mondiale). Les régions sont pourtants éloignées l'une de l'autre et même pas reliées entre elles par le train. <br /> Bien des mystères persistent encore dans la tête qu'en j'essaye de faire sens de cette mode passée, donc un grand merci à tous ceux qui peuvent apporter de l'eau à mon moulin. 
Répondre
O
super
Répondre
G
Bien sûr les coiffes bretonnes ne sont pas traditionnelles si on remonte à la préhistoire !!! Les coiffes dans le pays de Lorient ont perduré jusque dans les années 80, mais 1980 et pays bigouden au 21e siècle il reste une femme (au moins) qui porte encore la coiffe. Il faut mieux se renseigner....
Répondre