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La coiffe bretonne n'est pas traditionnelle. Elle apparaît en effet seulement au 19ème siècle et ne survivra jusqu'à la moitié du 20ème que dans les campagnes. De plus, dans chaque pays breton, la coiffe n'a cessé de se modifier et les robes, costumes, tissus ou motifs de changer; même les territoires des différentes modes ont évolué pendant un siècle. Les régions de Basse-Bretagne sont plus riches en variétés de costumes que celles de Bretagne Orientale où les zones couvertes par chaque mode sont plus étendues. Il y avait bien sûr à l'intérieur de chaque pays, des coiffes d'usages différents : coiffes de paysannes ou d'artisanes, pour les mariages, les deuils ou les pardons, pour l'usine, etc... R.Y. Creston dans un ouvrage de référence parle de 1200 types de coiffes regroupés en 66 modes principales. Et ce sont dans les régions où les coiffes ont toujours évolué qu'elles ont été portées le plus tardivement. Article trouvé sur le site : http://www.micarmor.com/coiffures(10).html?wpid=12575
Les noms donnés aux coiffes et costumes sont souvent des surnoms donnés par moquerie par les voisins, puis adoptés et même revendiqués et qui sont parfois devenus ensuite le nom du pays qui les portait. En voici quelques-uns que vous trouverez souvent plus loin dans les galeries de photos Dans l'est du Goëlo : le bonnet ruché Article trouvé sur le site : http://site.voila.fr/bretonnes/page1_coiffe.htm |
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Paimpolaises en coiffe pour l'élection de la reine de Paimpol en 1927 |
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Le costume de fête des petites filles était agrémenté d'une coiffe et d'une collerette de dentelle finement crochetée et brodée à la main
Les femmes portaient la coiffe à Paimpol, en forme de cornette majestueusement ailée ou repliée vers l'arrière ou celle du Trégor, plus simple, à deux pans retombant en pointe
Les costumes du Pays du Goélo ont inspiré de nombreux photographes et ont fait l'objet denombreuses publications
Théodore Botrel faisait illustrer ses chansons, poèmes et romans par Emile Hamonic, peintre et photographe, éditeur d'ouvrages sur Paimpol et toute la Bretagne |
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HISTOIRE DES COIFFES |
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Cayons, barbichets ou penn'sardin, des coiffes aux mille noms dressaient sur la tête de nos ancêtres, de fragiles édifices de tissus légers et raffinés : tulle, mousseline et dentelle étaient à l'honneur
Les coiffes multiples, qui ont pratiquement disparu aujourd'hui, ont très largement évolué et fournissent quantités d'informations sur nos ancêtres.
C'est au XIXème siècle que se développe l'intérêt pour le costume ancien et pour sa collecte
Nous sommes entrés dans l'ethno-histoire des coiffes. Une histoire conséquente puisqu' aujourd'hui 3000 variétés différentes au moins sont recensées
Depuis le XIVème siècle, les coiffes paysannes se présentent comme un morceau de linge soit noué sur le devant, soit pendant sur les épaules
Les hautes coiffes normandes pourraient dériver du hennin médiéval
Mais il y aurait plutôt similitude de formes, car trop de siècles les séparent les uns des autres
En revanche au XIVème siècle, la similarité du chapeau que porte la " Rustique de Bresse" avec le traditionnel brelot bressan, laisse perplexe.
De même, la coiffe appelée " frontière" en Savoie, avec sa corne qui avance sur le front, n'est pas sans rappeler la coiffe de Catherine de Médicis
Les innombrables coiffes sont, en fait, le résultat de l'invention des femmes elles-mêmes , se surpassant dans les travaux de montage, assemblage et ornementation
Jusqu'au XVIIIème sècle, les femmes des classes supérieures ont porté des coiffes qui évoluaient avec la mode, en fins tissus, ornées de flots de dentelles et de rubans
C'est après la Révolution, avec la fin des lois somptuaires, que les coiffes vont s'épanouir et se diversifier dans le monde rural, alors qu'elles disparaissent de la garde-robe des femmes élégantes.Une plus grande richesse des campagnes, l'affirmation d'une identité des bourgs et des villages vont permettre la multiplication des coiffes et des bonnets ornés
Les coiffes se sont portées jusqu'au début du XXème siècle, puis se sont trouvées en concurrence avec la mode des villes qui laissait les cheveux libres ou proposait le port du chapeau
Elles disparaissent plus ou moins rapidement selon les régions. Dans le Centre, elles sont encore très présentes en 1900, mais en 1920, elles ne sont plus portées que par les vieilles femmes
Au moment de la Seconde Guerre Mondiale, en Bretagne, toutes les Lorientaises portent encore leur petite coiffe plate.
La coiffe est l'élément le plus individualisé du costume, variant de village en villageet parfois même de hameau en hameau.
Aujourd'hui les quelques "pains de sucre " bigoudens encore portés font le bonheur des médias.
Les dernières coiffes portées, l'ont été par des femmes de milieux modestes
Les lingères et repasseuses de fin, les dentellières et brodeuses ont disparu
Seuls quelques groupes folkloriques s'attachent à la préservation de ce savoir-faire
En même temps qu'elle est création individuelle, la coiffe est un signe d'appartenance
Elle donne l'origine géographique, le milIeu social.
Elle témoigne aussi du genre de vie : maîtresse de ferme, servante, artisane ou femme de pêcheur |
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COIFFES REGIONALES |
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ne manquez pas de visiter le site des coiffes bretonnes
cliquer sur coiffes bretonnes |
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BREHAT
le costume typique avec le grand châle et la coiffure nommée " capot bréhatin" pouvait être blanc ou noir, longtemps porté, il a complètement disparu |
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Coiffe d'Aven |
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Coiffe du Pays Glazik |
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Bigoudens |
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Chapeau breton |
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Coiffe de tous les jours |
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et coiffe des jours de fête |
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Guingamp |
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LA FABRICATION DES COIFFES |
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La coiffe est l' élément le plus individualisé du costume régional d'autrefois, différente de village à village, de hameau en hameau
Leur fabrication pouvait varier considérablement d'un modèle à l'autre
On a répertorié 3000 coiffes différentes en France |
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L' essor des classes aisées se diversifient beaucoup jusqu'à la fin du 18ème siècle, celles des classes les plus défavorisées changent peu
Au 19ème siècle, les coiffes disparaissent dans les huates classes, remplacées par le chapeau et par l'intérêt porté à la coifure
Par contre elles se mulitplient et se différencient tout le costume chez les paysannes et les artisanes
La coiffe sera l'élément du costume régional qui subsistera le plus longtemps, même que quand les autres vêtements sont déjà abandonnés
Même si la robe de mariage devient urbaine, la coiffe reste régionale |
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Selon les régions, la fabrication des coiffes relève d'une confection domestique ou artisanale
Leur grande diversité s'accompagne d'une morphologie qui peut varier considérablement
Mais on peut noter les constantes suivantes :
La pièce la plus développée est souvent le fond
Au fond est rattachée la passe qui couvre le dessus de la tête
Un bavolet descendant vers le cou peut allonger la coiffe sur l'arrière
Les barbes ou brides se noent souvent sous le menton
Le devant de la passe est orné de volants, de ruchés ou de dentelles |
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Les formes vont des simples bonnets, comme la "broyaude" , à des coiffes plus élaborées comme la "frontière", héritée de Catherine de Médicis, qui avance en triangle sur le front
Cette coiffe est celel de la vallée de la Tarentaise au coeur des Alpes
Le "capuelt" des Pyrénées se présente comme une simple pièce de drap pouvant être repliée pour faciliter le portage sur la tête
Une autre coiffe complexe est celle de Saint Briac en Ille et Villaine , le "petit coq", qui rappelle pâr sa forme la crête d ' un coq et dont la toile présente un très fin plissé à l'ongle
Le simple mouchoir noué, " en cravatte " ou " en marmotte" en Limousin marquait les jours de labeur
Selon les régions les différences des coiffes des jours de fête et du quotidien sont plus ou moins marquées |
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La Kichenote est une coiffe de travail en région Champagne pour les vendanges par exemple
A Oléron elle est de fabrication domestique, réalisée par les femmes qui utilisaient un patron qu'elles se passaient de génération en génération et ce façonnage repésentait une demi journée de travail |
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LES COIFFES ET LES COSTUMES DE DEUIL |
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Les couleurs du deuil sont affaire de convention
Sous l' Ancien Régime, le Roi ne porte pas le deuil en nor, mais en rouge ou en violet
La Reine le porte en blanc lors d' un veuvage
C'est Anne de Bretagne qui substitue le noir au blanc dans le deuil de son premier mari Charles VIII
Dès lors le noir devient petit à petit la couleur du deuil pour toute la population
Chez les paysans, faute de richesse, pour changer de garde-robe, c'est souvent la façon de porter la coiffe qui indique le veuvage
En Loire Atalantique, le paludier de Guérande porte un chapeau à pic dont l'orientation a le même usage : pic vers l'avant pour le veuf
Le "deuil chic "au XIXème siècle
Dans l'aristocratie et la bourgeoisie, le deuil se lit très tôt à travers les couleurs des vêtements
Il se divise en grand deuil, petit deuil ou demi deuil
Pour les père, mère, grand-père, grand-mère, mari et femme : c'est le grand deuil, divisé lui-même en trois périodes variables selon le défunt, puis le demi deuil
Pou un oncle, un cousin : c'est le demi deuil
En 1899, la baronne Satff rappelle que le deuil des veuves le plus long comporte deux ans de grand deuil divisé en trois périodes
- 1ère année, très austère avec robe de laine unie, chapeau à voile tombant, châle en pointe, bas noirs, gants de suède , pas de diamants
- six mois de voiles et de lainages plus légers avec gants de soie et bijoux de jais possibles
- six autres mois avec port de dentelles autorisé mais noires et des étoffes noires et blanches ou grises
Dans l'année qui suit, les couleurs changent vers le violet, prune ou lilas
L'homme portera le deuil de sa femme pendant six mois
De décès en décès, on finissait par ne plus quitter le noir!!!!
Rappelons que les Romains portaient le deuil en blanc, les Turcs en bleu ou en violet, et les Japonnais le blanc car le noir est la couleur de la joie
Quant aux Bretonnes de Pont l' Abbé, elles portaient une petite coiffe de deuil de couleur ocre |